Wednesday 23 May 2018

Echo Zulu By Nosfell : Petit hors série Pop Rock

Permet moi cette semaine de te faire voyager dans un autre monde. Cette fois ci nous ne parlerons pas de Black Music, mais plutôt d’un petit bijou sorti il y a peu (je te l’avais annoncé juste ici).

Cette pépite c’est ECHO ZULU de Nosfell. Si tu lis souvent mes articles, tu risques de savoir de qui je parle. Sinon laisse moi te rediriger ici, ou bien ici.

S’en est fini pour ma self-promotion je te laisse maintenant passer à :

La Vie et Carrière de Nosfell

Nosfell a commencé sa carrière sous le signe de la mélancolie en nous proposant un triptyque composé de Pomaïe Klokochazia Balek, (« Bienvenue en Klokochazia » 2004) Kälin bal lemsnit dünfel labyanit (« le chien te mordra, le renard t’épargnera » 2007) et Nosfell (2009). Trois albums constitués principalement de chansons en Klokobetz (langage de Nosfell utilisé à Klokochazia). Cette histoire relate la peine, la douleur, les remises en questions… Et croyez moi, ça n’est pas toujours joyeux. Comme conclusion à toutes ces larmes Nosfell et Ludovic Debeurne (illustrateur) ont sorti un ouvrage : Le lac aux vélies. Il retrace l’histoire de Günel et de sa tragédie amoureuse. Un livre à lire, à relire, écouter, réécouter.

Un nouveau départ est lancé avec Octopus la bande originale du spectacle  mis en scène par le chorégraphe Philippe Decouflé. Qui sera suivit 4 ans après par Contact. Mais avant de parler de Contact, papotons de Amour Massif. C’est l’album solo qui enterre réellement son passé de Klokochazien (ça se dit ça ? Je ne sais pas si ça se dit). Un album pop rock dont les chansons sont principalement  en français (parti pris artistique osé créant une scission chez les fans). Contact sort en 2015 et marquera sa dernière collaboration avec Pierre le Bourgeois qui le suivait depuis le début.  Avis à ceux qui aiment la danse contemporaine, les belles images, la poésie et la « bonne » musique.

Et puis il me semble que la suite de son histoire, c’est le présent!

L’avis de Funkidole sur Echo Zulu

Le 13 octobre dernier sonnait la sortie du nouvel album de Nosfell : Echo Zulu. Nous allons aujourd’hui nous y attarder.

The Hunter’s bed : L’album s’ouvre sur un titre dynamique, un morceaux de rock sourd où le batterie tonitruante et le clavier mélodique se mêlent à de la voix.

Les rois : As-tu vu le clip ? Toujours ce contraste entre la lourdeur de l’instru et la légèreté mêlée à la souplesse de la voix de Nosfell.

La Ressasse : Ma première expérience avec ce titre était « heu… on dirait le mélodie d’un titre de Jena Lee » Puis je me suis concentrée sur le morceau et j’ai (re)découvert la poésie noire de Nosfell.

The party : Bon, je ne vais pas te mentir, surtout pas ici, sur ce site que je veux très funky. Ce morceau est absolument fabuleux, légèrement en décalage de l’album, un titre où tu ris et danse, là où avant Nosfell te faisait « pleurer ta race ». On ne peut pas dire qu’on perd réellement au change.

 

La blessure : Très pop, c’était le single qui défendait l’album avant sa sortie. Une rythmique saccadée et audacieuse qui n’en fait pourtant pas un de mes morceaux préférés.

Les gorges : Haa… Nosfell… On aime The Party; Haaa qu’on l’aime. Mais est ce qu’on peut l’aimer autant que quand tu nous donnes tes mots en or, ta triste poésie et ta jolie guitare. En plus avec la batterie si lourde qui nous laisse si mal lorsqu’elle disparait puis revient nous rassurer. Merci pour ce petit chef-d’oeuvre.

Ricochets : Nous continuons notre voyage dans la mélancolie de l’artiste. Signature de l’album, le clair obscure nous tire simultanément vers le haut et le bas. La douceur des aiguës et l’intensité du rythme.  Du coeur ? Maybe…

The letdown : D’une efficacité redoutable si j’en crois son côté délicieusement entêtant.

The short-timers : un morceau très rock proche de la perfection. À la fois efficace, rythmiquement embarquant, et intense comme du chocolat noir (miam).

Le corps des songes : Comme un rêve, il clos l’album en nous faisant voyager dans un autre monde. C’est vrai qu’on aime quand « Nonosfell » nous raconte des histoires. Et même s’il nous emmène dans une nouvelle direction, il ne semble pas décidé à nous perdre totalement et reserve à son fidèle public les toutes dernières notes d’Echo Zulu en guise de clin d’oeil.

Je ne mentionnerai pas d’artistes associés cette fois ci. J’aime à croire que Nosfell vient de nul part.

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