21 novembre 2018
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Nosfell, en concert à St Brieuc, Mars 2017

Récit de concert

Il y a à peu près un ans, mon ami (conseiller musical en lequel j’ai une grande confiance) me parle d’un artiste qui sample des sons vocaux, chante par dessus, joue sur une jambe, raconte des histoires folles. Il me présente l’univers de l’artiste et me raconte son parcours. Puis quelques jours plus tard, il m’envoie un album du nom de Pomaïe Klokochazia Balek. Ca fait maintenant un ans que je me laisse souvent porter par cet album, un album qui m’accompagne quand je suis joyeuse, mais aussi quand je suis triste.  C’est assez surprenant une musique qui change de teinte en fonction de son humeur. Depuis que je connais cet artiste, je n’ai eu de cesse de me balader entre ses albums, sans forcement m’y arrêter, par manque de temps plus que par manque de désir. J’aime aller à mon rythme pour découvrir la bonne musique. Et après cette soirée, il est certains que je vais prendre ce temps pour découvrir l’ensemble de la discographie Nosfellienne.

C’est donc le Mercredi que mon personal shopper en musique m’appelle en me disant que Nosfell est de passage en Bretagne. Il me demande si je souhaite venir avec lui. Je suis tout d’abord dépité, j’avais prévu de passer voir ma famille, j’avais pris mes billets de trains etc. Mais l’idée de louper un WE formidable avec l’homme que j’aime et manquer un concert d’un artiste que je n’ai encore jamais vu en concert me rendait si triste que j’ai décidé de rejoindre mon ami dans sa déraison et de changer tout mon programme pour partir avec lui.

Arrivés à St brieuc en milieu d’après midi nous nous promenons dans la ville, le tour se fait rapidement, nous rentrons alors dans notre chambre et nous occupons avant le concert. Nous décidons de partir à 20h pour un concert à 21h. Nous arrivons trois quart d’heure avant devant une salle fermé.  À ce moment là je commence à être tout excitée et à sautiller partout comme une enfant. Nous entrons dans la salle une dizaine de minute avant, et nous nous plaçons juste devant la scène alors que le reste du public semble être éparpillé dans la salle qui se repliera petit à petit. La première partie est animé par l’artiste Hildebrandt, pas terrible, je pense que dans quelques mois je ne me souviendrais même plus du nom de l’artiste. Puis une pause, de quoi se rendre compte que les Kinder country prévu pour le gouter avait fondu dans nos poches et qu’il fallait ENCORE attendre pour entendre le concert tant attendu. Assis par terre, je regarde la scène se préparer, Nosfell dépose ses affaires, prépare ce dont il a besoin, il est discret, personne n’y fait attention.

Les lumières s’éteignent, il est enfin l’heure. Il commence par Alive, un titre de son prochain disque, l’émotion est là, j’ai l’impression que plus rien existe autour, je suis dans ma bulle, bercée par le bras de mon ami et confiant toutes mes émotions à la musique de Nosfell. Il ne faut même pas deux titres pour que les larmes coulent sur mes joues, j’ai l’habitude d’être au près de mes émotions, mais il est rare que la musique me touche à ce point. Surement la magie du live. Je déjà assisté à des concerts mais majoritairement de Funk, il est claire que je n’allais pleurer durant ceux là (quoique je me souviens d’un concert au new morning où j’ai pleuré quand j’ai entendu une reprise de Prince, mais c’était différent car c’était des larmes personnelles davantage liées à mon histoire, alors que samedi, mes larmes étaient liées à la beauté de la musique). Ce soir j’ai de la chance car beaucoup de morceau sont issus de l’album que j’ai le plus écouté. C’est la première fois que les disques que j’écoute dans ma chambre prennent vie, que sur la voix et la musique se déposent une prestation scénique, un visage, une grimace, un mouvement de corps, de bras, de jambe. Il est super impressionnant, émouvant, surprenant, prenant, d’entendre tout ces sons sortir de cet homme, se superposer, s’entrelacer. Il était même difficilement de se dire que nous étions face à un être humain et non à un extra-terrestre venu sur terre pour nous faire part de la musique traditionnelle de sa planète. Ce qui est absolument sublime et fantastique est la façon dont l’émotion monte, te tire toutes les larmes de ton corps. Puis redescend d’un coup pour te laisser dans un sentiment de bien être suprême, profiter du reste du titre dans un état second, et pourtant si vivante. Entre chaque morceau, Nosfell parle, il a l’air « normal », il parle doucement, il n’est même pas hautain envers les blaireaux souls qui l’apostrophent. Pourtant il me semblais que lorsque l’on est aussi talentueux on ne peut pas ne pas le savoir, ne pas se regarder le nombril toute la journée en se complaisant dans son génie. En tout cas, il n’avait pas l’aire comme ça. Après le concert il est sorti pour discuter avec le public, signer des disques. Encore une fois nous n’avons pas affaire à un homme perché dans son monde, mais plus à quelqu’un de charmant posé et souriant. Après quelques galères pour rentrer à notre hôtel, nous nous endormons.

Le lendemain je ne suis pas encore sûre de comprendre ce qu’il s’est passé hier. Nous partons tôt, le manque de sommeil participe à mon incapacité à traiter toutes les informations que j’ai reçu le soir dernier. La seule chose que je savais déjà était que j’avais très envie de revivre cela.

Set list :

À lire également : https://funkidole.com/nosfell-festival-mythos-31-mars-2017

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