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Introducing The Hardline According to Terence Trent D’Arby

Terence Trent D'arby

L’avis de Funkidole

Repartis sur le chemin des disquaires avec mon ami, nous voilà arrivés vers mes bacs préférés « funk & soul ». Comme toujours il « farfouine » avec moi pour m’indiquer ce qui est incontournable et que je n’ai pas. Je repars ce jour là avec un vinyle de Janet Jackson (rhythm nation) et le fameux Introducing the Hardline According to Terence Trent D’Arby dont je vous parle aujourd’hui. Cet album m’est apparu comme une révélation et j’avais (un petit peu) l’impression de revivre ce qui m’était arrivée la première fois que j’ai entendu du Prince.

Ce que j’adore dans un album, c’est lorsque toutes les chansons sont fondamentalement différentes les unes des autres tout en nous transportant dans un univers cohérent. C’est ce qui est excitant avec celui ci. On passe de Dance little sister, un morceau super funky, à As Yet Untitled, une magnifique chanson acapella. L’album débute par If You All Get to Heaven, qui te plonge directement dans l’univers de ce disque.

La partie des choeurs me plait particulièrement et son  petit effet dramatique façon « fin du monde » m’emporte dès les premières mesures.

Bien évidemment je connaissais déjà Sign your name, qui je l’avoue est magnifique, mais ne me fait pas autant d’effet que Who’s Lovin You  (une reprise des Jackson 5) qui restera pour moi, et sûrement à jamais, LE slow de la mort qui tue.

Je vais avoir du mal à ne pas mentionner tous les morceaux, mais le fait est que chacun est unique, et me remue. Pour moi Terence a le cran de Prince, il créé à sa guise, prend des risques, tout en étant immédiatement accessible comme pouvait l’être la musique de Michael Jackson. Les refrains de If You Let Me Stay, Wishing Well ou de I’ll Never Turn My Back On You te font immédiatement danser et ne te lâche plus de la journée. Ha, et il ne faut pas oublier de se déhancher comme James Brown sur Rain aussi!

Vie et carrière de Terence Trent D’Arby / Sananda Maitreya

Terence Trent D’arby est un artiste compositeur chanteur multi-instrumentistes américain de talent. Loin d’être l’enfant de deux Rock Star, Terence a été élevé par sa mère institutrice et son beau-père révérend. Ses premiers contacts avec la musique se font néanmoins durant son enfance où il chante dans une choral Gospel. Il s’implique également dans sa scolarité, ce qui lui permettra plus tard d’effectuer des études de géographe puis de s’engager dans l’armée, avant de tout arrêter pour se consacrer à sa passion : la musique. Il aurait été dommage de priver le monde d’un don si sublime.

Trent D’Arby fait ses armes avec un groupe de funk allemand nommé The Touch. Le groupe compose leurs propres morceaux et se font connaître dans la plupart des pays germanophones grâce à leurs performances en live. Surfant sur le succès de TTD, l’album Early works, regroupant plusieurs morceaux de cette époque, sortira en 1989. C’est en 1984 qu’il débute sa carrière solo et part s’installer à Londres.

Il sort son premier album intitulé Introducing The Hardline According To Terence Trent D’Arby en 1987. Il rencontre un succès international grâce à des titres comme Sign your name, ou if you let me stay. Très vite, il est comparé à Prince ou Michael Jackson. Malheureusement il n’aura pas la même longévité médiatique. Son deuxième album Neigther Fish Nor Flesh, d’un style totalement différent, prouvera sa capacité à se renouveler, au risque de ne pas rencontrer le même succès. Il préfère créer à sa guise. Cet album est très mal accueilli par la presse et essuie de nombreuses critiques qui auront raison du moral de notre Terence chéri. L’artiste mettra Sony en cause pour ne pas avoir suffisamment promu l’album. Terence sort deux autres albums qui ne rencontrent pas le succès qu’ils méritent (je succombe à tous les albums de TTDA, je ne comprends pas une telle discrétion médiatique).

En 2001 Trent D’Arby change de nom pour s’appeler Sananda Maitreya et déménage en Italie. Ce changement de nom lui permet de s’écarter des grandes maisons de disque afin de gérer lui-même la production et la distribution (via l’internet ou les journaux) de ses albums. L’artiste est très contrarié par l’économie de la musique, car ce business est contre-productif, et empêche l’innovation. En 2007 Sananda repart en tournée en Europe et nous gratifie de deux concerts en France (trop jeune pour y assister, je ne manquerai pas d’aller le voir s’il repasse faire un coucou). Depuis son changement de nom Maitreya a sorti 7 albums, dont la plupart exclusivement disponibles sur Internet sur son site internet : http://www.sanandamaitreya.com. Le dernier opus de 33 titres (rien que que ça) s’intitule « Prometheus & Pandora » (2016).

Deux artistes associés

Prince :

Lui et encore lui. Même si officiellement ils n’ont jamais enregistré ensemble on les rapproche forcément par leur histoire de changement de nom. Mais pas seulement, Terence prenait des risques, comme Prince. Ils font tout deux partie de ces artistes funk/soul qui ont parfaitement intégré dans leur musique le pop/rock. Terence reprend d’ailleurs Elvis Presley et les Rolling Stones dès le début de sa carrière. Le kid de Minneapolis et lui  étaient très lié et conversaient souvent par téléphone (et selon D’Arby, également par télépathie. Mais là rien a été prouvé). Peut-être trouvera t-on dans le Vault de Prince quelques collaborations.

James Brown :

JB a incontestablement influencé Terence. Dance little sister est d’ailleurs un véritable hommage au funk de James avec notamment la version Maxi, qui sonne comme un véritable marathon funk. Un hommage, clairement affiché, à James Brown, en citant Sex Machine. Il pousse même le vice à imiter les célèbres pas de JB lorsqu’il interprète ce titre sur scène.

Quelques chiffres pour les mathématiciens

1ère : place des charts aux USA et en Australie pour le titre Wishing Well

47:01 : minutes de pur bonheur

12 000 000 : d’albums vendus

7 : nombre d’albums sortis sous le nom de Sananda Maitreya

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