16 septembre 2019
Littérature Musicale

Robert, Je t’aime ! ou ma passion pour The Cure

Le jeune homme de Crawley

Sombre, décalé, unique, bien qu’assez éloigné de mon univers musical habituel, The Cure a toujours eu une place particulière dans mon coeur. Une fascination innée que je n’avais jamais vraiment creusée, ayant déjà tout un tas de funky artistes à découvrir.

Pour parler du commencement de mon histoire avec The Cure, il faut retourner 5 ans en arrière. Mon petit cul posé sur une chaise du cours de français de 2nd. J’écoute la professeure nous parler du Spleen Baudelairien, et de l’influence qu’il a eu sur de nombreux artistes.

Ce jour là, elle décide de nous passer le clip de lullaby.

Complètement hypnotisée par les images et l’ambiance étrange et flottante de cette vidéo, je tombe amoureuse de la voix de Robert Smith. De sa façon de murmurer, de donner une importance a chaque souffle. Dans ma culture du monde audiovisuel où tout va vite, où les actions doivent s’enchainer, j’ai l’impression que le temps s’est arrêté. Et dans ce clip, où il ne se passe, a priori, pas grand chose, il s’en passe en réalité des centaines, mais des actions plus profondes qui ont un impact direct sur nous, un impact presque physique.

Et je retrouve effectivement les mêmes émotions qu’à ma première lecture du poème d’Edgar Allan Poe : Le Corbeau. Poème qui, tout comme ce clip de Cure, gardera une place spécifique dans mon coeur.

Les ricanements de mes charmants camarades de classe à propos du maquillage du chanteur renforce en moi l’idée que je suis face à un groupe spécial procurant des émotions nouvelles.

 

Malgré cette première expérience si forte, j’ai toujours gardé en tête que j’aimais The Cure, et écoutais parfois quelques albums, mais je ne me suis jamais sérieusement penchée sur ce groupe. Il faut dire qu’à l’époque j’avais pas mal de disques de Prince à découvrir et…, ça prend du temps !

 

Il y a quelques semaines de ça, trainant chez un ami, je vois sur sa table un livre intitulé « Le Jeune Homme de Crawley – L’histoire du leader de The Cure ». Ne me l’ayant qu’encensé, son propriétaire accepte de me le prêter.

C’est donc avec de grandes attentes que je commence à lire ce livre, qui se trouve être un roman biographique plein de bienveillance. La force de ce livre est son écriture romancée qui nous plonge dans une histoire qui pourrait presque être fictive mais qui en réalité dépeint avec précision la vie de Robert Smith et ses relations avec son entourage (évidemment certains passages ont été ajoutés par l’auteur, Jeremy Wulc).

Ce livre raconte à la fois une histoire d’amour avec Marie, sa femme, une histoire d’amitié faite aussi bien de fidélité que de déchirement, une histoire de musique, de rock, de cet univers particulier qui ne nous est pas forcément donné de connaitre. On s’immisce à l’intérieur du groupe, pour découvrir le contexte de composition des albums, les anecdotes sur certains morceaux.

Mais le plus important, c’est peut-être l’attachement au personnage de Robert qu’on développe au fil des pages. Un personnage qu’on connait de mieux en mieux, qui ne va pas toujours bien, qui a même rarement la pêche. Un « antihéros » qu’on est forcé d’adorer, et je laisse ce mot entre guillemet, car on ne peut pas vraiment qualifier d’antihéros un type qui compose des chef-d’oeuvre pareil.

 

C’est donc grâce à ce livre, que je retrouve tout mon amour pour les disques de ce groupe, que je découvre et redécouvre avec passion.

N’hésitez pas à vous procurer le livre de Jeremy Wulc, que je recommande à 1 000%.

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