15 décembre 2018
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Marcus Miller à la cité des congrès, Nantes

Marcus Miller

Marcus Miller, grand maitre de la basse, bien connu pour son titre Blast et ses nombreuses collaborations avec des génies de la musique comme Miles Davis, était de passage à Nantes. Oui, Nantes… Je ne connais pas le rapport qu’a Marcus Miller avec la France mais il doit être particulièrement fort car il passe bien souvent dans de nombreuses villes du pays. Il donnait notamment un concert le lendemain à Rennes.

Assister à ce concert n’était pas gagné pour moi. Après être passée une première fois devant une affiche annonçant son concert je m’étais faite à l’idée que je ne pourrais pas y aller car je pensais que la date tombait lors de ma périodes de  partiels…

Ça n’est que le mardi, deux jours avant le concert, que je me suis rendue compte que… PAS DUTOUT!

Alors ni une ni deux, j’ai couru à la FNAC prendre ma place. Bien évidement la salle est presque complète et je me suis retrouvée au premier balcon… Mais ça n’est pas grave, on ne peut pas être au premier rang à tous les concerts.

J’attendais donc le jeudi avec impatience sans me douter que pour une fois les étoiles allaient s’aligner pour moi, me donnant une opportunité que je serai obligée de saisir.

Le mercredi, en cours d’événementiel le prof a annoncé que le lendemain nous rencontrerons un directeur technique à la cité des congrès de Nantes qui s’occupe de l’organisation du concert du soir, celui de Marcus Miller!…  À ce moment là je savais que je devais tenter quelque chose!

Le jeudi matin arrive et nous nous rendons à la salle. Nous sommes accueillis par un jeune homme de 22ans du nom de Clément. Je vais vite apprendre que le directeur technique c’est lui… Assez naïvement je m’attendais à un quarantenaire aux cheveux longs et en chemise, mais non. Nous entrons dans la salle en pleine préparation. Et… c’est vraiment le bordel! Il y en a partout, en comparaison à l’apparence de la scène du soir on se demande comment ils ont caché tout ça.

scène scènescène

Petit aperçu de la scène une fois arrangée,  je n’ai malheureusement pas pu prendre de vraies photos….

Clément nous explique les différentes facettes de son travail et nous lui posons quelques questions. À la fin de son intervention je demande à lui parler 5min. Je lui explique que j’aime beaucoup Marcus Miller, je raccourcis le discours de moitié face à ce qu’il y avait dans ma tête. On est passé d’une longue tirade à un truc du style « Chu fan de Marcus Miller, tu crois que je peux venir aux balances? » Discours étoffé ou non, Clément accepte, je prends son numéro et il me donne RDV à 17h… J’affiche un sourire jusqu’aux oreilles, l’adrénaline monte, j’adore ces moments…

A 17h, j’appelle Clément qui m’accompagne alors jusqu’à la salle. Deux musiciens sont sur scène ils répètent un peu.  Quand Marcus Miller et ses cuivres arrivent, les choses sérieuses commencent… Ils répètent pendant 3/4 d’heure, j’en prends plein les oreilles, ils sont détendus, ils jouent ensemble, on voit qu’ils y prennent tous plaisir. Ils se font des blagues, se racontent des anecdotes. Et mois je suis là au fond de mon siège, essayant de me faire toute petite. Parfois j’oublie même de respirer, ce qui n’est médicalement pas très prescrit. Cette petite mise en bouche me donne déjà la tonalité du concert, un mix parfait entre Funk et Jazz. Je ne saurai que quelques minutes plus tard que ce que je venais de voir n’était que du pipi de chat comparé à ce que Marcus donnera sur scène.

Le véritable concert ne va pas tarder à commencer, je vais donc à ma place (très loin de la scène… Je ne m’en remets pas). Je vous épargne le récit de la première partie qui reste, comme bien souvent, assez anecdotique.

Les lumières s’éteignent et se rallument à nouveau. Le groupe commence le concert par un titre super funky dont je n’ai réussi à retrouver la titre… Puis il enchaine sur une reprise de Papa Was a Rolling Stone des Temptations. Ce titre figure sur son dernier album en date Afrodeezia. 

Globalement l’ensemble des titres joués provenaient surtout de cet album et de celui qui sortira le 1er juin.

La setlist est parfaite, les musiciens sont prodigieux. J’ai été frappée par toute la liberté que leur laissait Marcus Miller. Ils avaient tous leurs moments d’expressions, et étaient vraiment au niveau! Alex Han au saxophone a trouvé une place particulière dans le coeur du public qui se mettait à hurler dès qu’il revenait sur scène. Même si j’ai trouvé les allées et venues du saxophoniste et du trompettiste assez troublantes à la longue. Dès qu’ils avaient fini leur partie ils repartaient en coulisses et revenaient parfois au cours du même morceau. Mais j’imagine qu’il y avait une raison.

Concernant le jeux de basse de Marcus je dois dire qu’il était impressionnant. J’ai vu Larry Graham (grand bassiste et inventeur du slap) l’année passée et je n’ai pas le souvenir d’avoir été aussi bluffée. Nous avons aussi eu le droit à un petit morceaux à la clarinette qui est le premier instrument qu’il a su pratiquer. Il a dédié ce morceau à son père disparu il y a peu et nous a longuement raconté à quel point c’était un homme incroyable. C’était vraiment très touchant… Et tout ça en français!

Le concert se termine par le tire Blast, ce qui a mis la salle en trans (elle qui n’a pourtant pas été très chaleureuse pendant toute la durée du concert). Je suis toujours un peu attristée par le fait qu’un artiste ait beaucoup de mal à se décoller de ses succès.

C’est ainsi que le concert se termine… Me laissant comme toujours très rêveuse et avec une fervente envie de retourner à l’un de ses concerts. Et pourquoi pas la fois prochaine, le rencontrer!

Marcu Miller (bass) Alex Han (saxo) Brett Williams (keyboard) Alex bailey (batterie) Russell Gunn (trompette)

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