Wednesday 13 December 2017

Magnum By Philippe Katerine, un album très funky

Cette semaine je vais toucher à un artiste qui n’est pas forcément compris, ou pris au sérieux. Je le considère comme un OVNI. Je ne suis pas forcément fan de toutes ces productions et pourtant je me surprends à écouter de plus en plus souvent ses titres. Tantôt très kitsch, tantôt très poétique, passant même par la case Funky, je vais te parler de Katerine et plus particulièrement de Magnum.

Vie et carrière de Philippe Katerine 

Philippe Katerine, de son vrai nom, Philippe Blanchard est un artiste vraiment pas comme les autres et c’est le moins qu’on puisse dire. Chanteur compositeur français, il a aussi fait ses preuves au cinéma en tant qu’acteur et réalisateur. On lui découvre même un talent de basketteur caché. Katerine raconte souvent son enfance particulière, exclus, et souffre douleur de ses camarades de classe. Il se découvre une passion pour la musique et apprend seul, à sa façon. Ses premiers albums sont enregistrés chez lui avec peu de moyens.  Son tout premier date de 1991, et s’intitule Les mariages chinois. Il en fera une réédition deux ans plus tard.

En 2002, il sort l’album 8ème ciel que j’aime tout particulièrement. Il contient le titre très poétique Où je vais la nuit que je te conseille absolument d’écouter (vraiment vraiment)! Son succès médiatique arrive en 2005 avec l’album « Robot après tout » qui s’inscrit dans des mouvances électro. D’où le titre qui s’inspire de « Robots after all » des Daft Punk. Le single Luxor J’adore, fera un gros carton et apportera un nouveau public à Katerine. Cependant, je ne pense pas que ça soit le meilleur album à écouter en premier. Deux ans plus tard, il sort deux albums Live. En 2011 Katerine ose le triple album avec 52 reprises dans l’espace. Cette album est composé de plusieurs reprises de « grandes » chansons françaises qui étaient publiées de temps à autre sur les réseaux sociaux. Personnellement j’aime beaucoup cet album qui a fait, un peu, la controverse (peut être parce que je ne suis pas particulièrement attachée aux versions originales).

En 2014 Philippe Katerine sort enfin l’album qui nous intéresse aujourd’hui : Magnum. Sous ce titre se cache à la fois un film, qui regroupe différents clip de façon scénarisée, mais surtout un album super Funky en collaboration avec SebastiAn un musicien expert en electro. Ils vont baser plusieurs de leur morceaux sur des samples Funk ou Disco. Imbecile Heureux contient par exemple plusieurs samples du titre the Reapers de The Controllers. Je te mets un lien vers une playlist qui regroupe tous les morceaux samplés dans Magnum https://www.youtube.com/playlist?list=PLUCCM8R6A7LBcJmnlhCfKKDOQZ0trlRY5 . C’est sûrement le meilleur album Funk français depuis très longtemps (et il n’y a pas que moi qui le dis). Il n’a cependant pas eu énormément de succès (Zut!).

 

Le liens vers son film : https://youtu.be/R8jTfRZBQ0Y

Et enfin l’année dernière était l’année de sortie de son dernier album en date Le Film. Un hommage très touchant et poétique à son père décédé. Je l’aime énormément et compte l’acheter très bientôt (voilà pour ma petite liste de course).  Je te mets le liens de sa page FaceBook si tu veux suivre ses actualités : https://fr-fr.facebook.com/philippekaterine/

L’avis de Funkidole 

J’ai commencé à m’intéresser à Katerine il y a environ un an sous les conseils de mon bon ami. Eh je dois avouer que j’ai d’abord cru à une blague. Le premier album que j’ai écouté est celui qui s’intitule Philippe Katerine. Sûrement un « mauvais choix ». Disons plutôt que j’avais des aprioris… Et puis j’ai découvert Le Film et 8ème ciel. C’est à ce moment que j’ai commencé à comprendre. J’étais déjà passé sur l’album Magnum et par un malheureux hasard je n’avais écouté que le titre efféminé (sûrement le moins bon). Du moins ce n’est pas avec les paroles « avec mes grosses couilles je prends un Kinder Bueno » que j’allais me laisser convaincre.

C’est plus tard que j’y suis retournée et que je me suis laissée séduire. Pour apprécier Katerine il faut commencer par prendre un peu sur sois. Finalement, on se laisse assez vite transporter. L’instrumental est juste MALADE, quand on voit les titres Stripteaseuse ou Imbécile heureux on peut difficilement dire que Katerine n’a pas géré sur ce coup là.

L’album commence par le titre Delta une espèce d’introduction, une petite balade sans parole qui nous fait entrer dans l’univers de ce nouveau disque. Une ambiance assez funk disco que Katerine n’avait pas touché avant.

Puis on enchaîne sur SexyCool, et là le génie prend place! Un instrumental assez électro funk et des paroles chouettes rigolotes. Et puis il y a aussi les choeurs assez caractéristiques du style. Je ne m’y connais pas beaucoup en électro donc je ne m’avancerai pas trop sur les courants influenceurs mais ça s’inscrit dans la ligné du funk « répétitif » (je n’aime pas trop ce mot car ça peut sembler un peu critique).

Le titre Stripteaseuse fait clairement partie de mes préférés un peu grâce à la ligne de basse, mais aussi avec les claviers très disco 80 qui rend le titre parfait. Et puis il y a une sorte d’équilibre parfait entre la partie clavier super mélodique et la basse très agressive rythmiquement qui te récupère quand tu pars trop loin (c’est à ce moment que je comprends que mes explications restent parfois très flous, mais si tu écoutes le disque tu comprendras).

Ensuite on a le droit à Efféminé qu’on fini par apprécier tôt ou tard. Un morceaux assez kitsch et un instrumental disco funk pas forcement génial même quand on enlève les parties vocales. Je ne suis pas fan mais on se prend quand même assez au jeu pour ne pas la passer quand on écoute l’album.

Arrive un autre de mes titres préférés Patouseul, super funky avec des petites cocottes à la guitare et une basse très mélodique, mais aussi rythmique. Et puis les paroles sont prodigieuses non ? Parfois je me demande si ça ferait plus « sérieux » en anglais, parce que vraiment les instru sont super!

S’en suit le morceau Les dictateurs, que j’aime un peu bien. Toujours très rythmique, un peu plus d’électro que sur les deux ou trois titres précédant. Sympa à écouter en tout cas.

Amiami, est un super morceau, encore elecro funk. J’adore ce titre parce qu’il me fait penser à une carte postale. Il me semble que c’était le but initial d’ailleurs. Finalement un texte avec une certaine poésie qui nous fait un peu voyage à Miami avec lui.

Le titre suivant est Le trouvère de verdi, c’est simple je l’ai eu dans la tête pendant une semaine. Les paroles, le beat, les claviers tout est génial.

ADN est un titre moins funky, plus comme une petite balade poétique. Assez jolie, elle reste également dans la tête. Et on a le droit à des petits cuivres ici en plus. Il me semble que c’est l’une des premières chansons que j’ai aimé de l’album à l’époque où je piochais un peu partout sans connaitre trop la provenance des titres.

Le morceau sensible, n’est pas un de mes préférés. Il me gonfle un peu pour tout t’avouer et puis il est pas très funk. Donc pourquoi pas une fois de temps en temps, mais je ne me réveille jamais avec une envie folle de l’écouter.

Mais après vient le titre Imbécile Heureux, et là c’est génial! Un morceaux très joyeux, electro disco avec des cuivres pour rendre tout ça encore meilleur. Dans mon top 3 c’est certain! Un tube un peu kitsch qui aurait pu cartonner grave. Et puis j’adore le pont et la reprise, c’est ma partie préférée!

L’album se termine par le titre Faire tourner, assez chouette surtout le texte! Après je vois plus ça comme une fermeture  qu’un titre a part entière.

Bon en conclusion c’est un album génial, et vu que Katerine n’aime tas trop l’intellectualisation de ces titres je te conseille plus d’aller l’écouter et le kiffer par toi même. Ca vaudra mieux que les meilleures explications du monde (les miennes?).

Quelques chiffres pour les mathématiciens 

10 : eme album de Katerine

6 : super morceaux

1 : film

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