19 octobre 2018
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Bad 25 anniversary by Michael Jackson

Vie et carrière de Michael Jackson

Michael Jackson est sûrement l’artiste le plus connu des 3 dernières décennies. Reconnu comme l’un de ceux qui ont bouleversé l’industrie musicale, grâce à ses albums vendus à plusieurs millions d’exemplaires et ses clips scénarisés alors les plus chers de l’histoire.

Issu d’une famille populaire, Michael Jackson et ses frères ont la fâcheuse tendance d’utiliser les instruments de musique de leur père. Ce dernier mécontent de ces emprunts répétés, et en ayant marre de racheter sans cesse des cordes de guitare, demande à ses fils de lui prouver que cela avait un intérêt pour eux. Éberlué  par le talent de ses cinq fils, il décide de professionnaliser ce qu’il voit : les Jackson 5 sont nés. Vite repéré au niveau régional ils sont propulsés grâce à l’aide de Diana Ross à une échelle nationale, ce qui leur permettra de signer chez le label Motown. Leur musique est nouvelle, et cette sonorité est très vite nommé « bubblegum soul » par Berry Gordy, leur producteur. A 12 ans, Michael Jackson lance sa carrière solo et à l’instar des Jackson 5 beaucoup de ses singles se place a la 1er place des classements. En 1978, MJ sort off the wall  signé dans une nouvelle maison de disque. Un album très funk and soul dont tous les sigles font un carton, notamment Rock with you qui se place en tête du Billboard hot 100.

https://youtu.be/RMKH74_h0bk

Thriller l’album suivant, rencontre un succès planétaire, notamment avec le clip de la chanson titre,  de près d’un quart d’heure. C’est alors du jamais vu dans le monde des clips qui n’en est qu’à son balbutiement. Le titre beat it sonne le début de son travail sur le mélange des sonorités pop/rock et soul/funk notamment grâce au solo légendaire signé par Eddie Van Hallen. 1987 est la date de sortie de l’album Bad, à l’honneur aujourd’hui sur Funkidole. Dangerous, en 1991, marque un tournant dans sa musique. En collaborant avec Teddy Riley, Michael donne un côté New Jack Swing à la plupart des titres, tout en conservant sa marque de fabrique avec des ballades comme Heal The World ou Gone Too Soon. History (2003), regroupe à la fois un best of et un album inédit. 2009 annonce son grand retour avec une tournée mondiale this is it. Malheureusement cette année sera surtout celle de son décès prématuré causé par une mauvaise prescription de médicament.

La vie de Funkidole

Du plus loin que je me souvienne, mes premiers contacts avec la musique de Michael Jackson remonte à un spectacle de danse où je dansais avec quelques autres pitchounettes en bralette sur Just Good Friends. Peut-être est-ce anecdotique, toutefois je me souviens avoir su par mon père que la chanson était de MJ, j’avais 8ans, je ne savais pas qui il était et c’était le dernier de mes soucis.

C’est à sa mort que j’ai commencé à davantage m’y intéresser. Du haut de mes 11 ans, MJ et son over-chirurgie ne m’avait jamais vraiment inspiré confiance auparavant. Cependant l’artiste m’intriguait, son décès soudain la douleur ressentie par les millions de Fans, l’agitation de toutes les chaînes d’informations, je savais que quelqu’un de grand venait de disparaître et sans que je puisse me l’expliquer je ressentais un certain vide. C’est ma mère qui a introduit Michael Jackson chez nous, enfin… dans notre voiture, car ma mère n’est pas tellement férue de musique et l’écoute de disques se cantonnent souvent à nos déplacements.  Ce disque était un best of, et je me souviens avoir eu un véritable coup de foudre pour wanna startin’ something et rock with you, deux chansons plutôt Funk. Autre souvenir : celui d’avoir vu, revu et rerevu, le clip de Beat it et de Billie Jean, que je trouvais bien plus réussi que Thriller dont les effets spéciaux étaient à mes yeux assez datés. Mon entrée au collège a marqué ma rencontre avec Claire, avec qui j’ai pu partager cette passion pour MJ. C’est ensemble que nous irons même jusqu’à fêter les 1 ans de sa mort. Durant cette année j’ai également passé en boucle le titre We Are The World qui m’avait extrêmement marqué. Je ne me suis jamais considéré comme une Fan de MJ, pourtant ses albums ont changé ma perception de la musique et sans lui toute ma discographie aurait été bien médiocre. Pendant un an, j’ai un peu lâché MJ, au profit de ce qui passait à la radio (beurk), mais en allant chercher un album de Christina Aguilera à la fnac (beurk) je suis tombée sur l’album Bad 25 anniversary, qui m’a permis de « retomber » dans sa musique. C’est aussi par l’intermédiaire de Jackson que j’ai pu découvrir l’artiste qui fait le plus battre mon cœur : Prince.

L’avis de Funkidole

Il est difficile de donner un avis vraiment constructif sur un album de Michael Jackson, car après tout ils sont pensés pour que tout soit parfait. MJ a toujours fait des disques efficaces, une espèce de bombe a Music Charts où tous les singles partent en haut du top 50. Bad n’a pas échappé à la Règle. Pour ma part c’est le premier (vrai) CD que j’ai acheté (Mika ça compte pas hein). Evidemment je connaissais déjà Bad, The Way You Make Me Feel, Just Good Friends, etc. Ce qui ne m’a pas empêché de m’attarder dessus. Ce qui m’a d’abord plus, c’est l’univers de l’album. A mon époque (c’était il n’y a pas si longtemps) aucun artiste n’avait ce style : M Pokora était l’artiste aux minettes, les rappeurs étaient de pseudo gangsta, et les chanteuses « toutes des putes ». Michael Jackson proposait une musique à laquelle j’adhérais intégralement, et dont l’univers me semblait unique. Au travers de chaque morceau on ressent une nouvelle facette de l’artiste, une nouvelle sonorité, ou de nouvelles émotions. Ainsi on passe de Bad, un morceau aux penchants pop/rock, au funk de StreetWalker. Sachant que dans cet album, aucun morceau ne peut être réellement classer dans des catégories. J’ai tout de suite adoré le titre Liberian Girl, empreint de sensualité, ça fait surement partie de mon top 10. Mais j’ai également craqué pour le titre Free, qui, tinté d’une candeur naturelle, rend heureux instantanément. Fly away et another part of me sont également des titres que j’ai énormément écouté surement car ils étaient assez « Groovy » , avec le recul je pense que je préférais MJ quand il minimisait ses influences Rock. Les pistes que j’ai le plus écouté sont les inédits, et j’ai vite délaissé les mix bizarres qui avaient le don de m’horripiler. Mais finalement ce qui me faisait adorer l’album c’est MJ en lui même. Sa façon de chanter, sa voix, son jeu, ses gimmick, je pense que si les albums de Michael ont tous bien marché c’est en grande partie parce qu’il chantait dessus. Certes les arrangements musicaux sont bons et efficaces mais ce qui fait la différence c’est lui. MJ est surement le seul artiste qui met d’accord toutes les générations, l’artiste qui a fait danser ma grand-mère, qui fait danser ma mère, moi, ma petite cousine. Que les gens soient pauvres ou riches, noir ou blanc, vieux ou jeunes tous comprenaient sa musique ce qui est et restera probablement du jamais vu.

Trois artistes associés

James Brown

JB était LA référence Soul / Funk dont il fallait s’inspirer. Michael Jackson s’est notamment inspiré de ses pas de danse. Il a d’ailleurs déclaré : « quand j’étais petit, pas plus de 6ans, ma mère me réveillait, peu importe l’heure, ou ce que je faisais, pour observer James Brown oeuvrer. Et quand je l’ai vu danser j’ai été hypnotisé. Je n’avais jamais vu ça auparavant, et c’est à ce moment la que j’ai su que c’était exactement ce que je voulais fair pour le restant de ma vie ».

Smokey Robinson

Leader du groupe de rythme and blues The Miracles, il sera une influence pour Michael Jackson, qui reprendra son titre Who’s Lovin You  avec les Jackson 5. Il influencera également MJ dans sa manière de chanter, une voix assez douce, ponctué de gimmick.

Mime Marceau

Michael Jackson très fan de l’univers de l’artiste (pas étonnant vu son penchant Peter pan) s’inspirera du personnage de Bip pour créer sa démarche aérienne, et certaine de ses mimiques.

Quelques chiffres pour les mathématiciens

43eme : meilleur album de tous les temps selon MTV
30eme : anniversaire de l’album et pas une ride
123 : concerts donnés pour la promotion de l’album
1 : vent mis par Prince en refusant de collaborer avec MJ sur le titre Bad.

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